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Rachmaninov

Posté par le 25 août 2009 | Pas de commentaire

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Je voulais aujourd’hui vous parler d’un compositeur que j’affectionne particulièrement, puisque c’est mon préféré… Il est russe, de la période post-romantique, mort… Paix à son âme… Vous avez deviné ? Rachmaninov, bien sûr.

J’ai découvert ce compositeur il y a environ 20 ans, lorsque je déchiffrais pour la première fois un de ses morceaux de piano : le prélude en Ut dièse mineur. Je n’avais jamais entendu parler de lui, mais j’ai vite eu envie de combler cette lacune.

L’homme est né le 1° avril 1873 à Oneg en Russie. Délaissé par son père, il vivra avec sa mère et entrera au conservatoire de Saint Petersbourg à 9 ans, mais, élève dissipé, sa mère préfère le placer au conservatoire de Moscou où il devient l’élève de Zverev, de Ziloti et d’Arenski.

Il côtoie alors Scriabin, Tchaikovski ou Rubinstein, et une fois son examen en poche, en 1891 se met à exceller : concours, concerts, compositions… Dont, en 1892, le fameux prélude en Ut dièse mineur, sur lequel il ne toucha jamais d’argent, n’ayant déposé aucun copyright… et qu’il présenta à l’occasion de l’exposition Electrique de Moscou. Jusqu’en 1897, c’est cette œuvre qui a le plus de succès, jusqu’à la création de sa première symphonie, hélas critiquée à mauvais escient puisque mal jouée lors de sa première interprétation. Et là, notre brave Sergeï tombe en dépression nerveuse… Il préfère alors le statut de chef d’orchestre à celui de compositeur, et, suivant des séances d’hypnose, se remet doucement, et compose alors son œuvre majeure : le concerto pour piano n°2.

Après son mariage avec sa cousine en 1902, il part en tournée pour la première fois aux Etats Unis et compose son 3° concerto, trop compliqué à jouer (certains très bons pianistes de l ‘époque se sont cassé les dents dessus…). Puis il compose sa 2° Symphonie, quelques pièces comme « l’île aux morts », « les cloches » et « les vêpres ».
Puis, lors de la révolution de 1917, il quitte la Russie avec sa famille et n’y revient plus jamais, définitivement installé aux Etats Unis, ou il accumule concerts et enregistrements. Se mobilisant contre le communisme, il est renié par son pays. Il compose alors les variations sur un thème de Paganini où l’on voit poindre un thème de Jazz, sa 3° symphonie, et les danses symphoniques.

Pendant la deuxième Guerre Mondiale, ses filles vivant en France, il prend peur, et enchaîne des concerts au bénéfice de la fondation d’aide à la guerre en Russie. Il est alors réhabilité mais, atteint d’un cancer, il mourra dans sa résidence de Beverly Hills en 1943, la même année que Camille Claudel.

Il fût toujours contesté du fait de son « romantisme », mais il a fini par se faire une véritable place auprès des plus grands pianistes qui jouent ses œuvres, et qui revendiquent sa différence.

Ses oeuvres :

Pour découvrir Rachmaninov, il faut commencer par le très célèbre mais non moins excellent concerto n°2 pour piano. Vous ne connaissez pas ? Si, je suis sûre que vous avez déjà entendu cet air, même récemment… Eric Carmen, ça ne vous dit rien ? Alors peut-être Céline Dion, qui a repris la chanson d’Eric Carmen, qui a lui-même repris le 2° mouvement de ce concerto (When I was young… Aaaaaaaaaaall byyyyyyyy myyyyyyyyself…, ça vous dit quelque chose tout de même?).

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Vous connaissez aussi sûrement le concerto n°1, générique de l’émission « apostrophe » :

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Pour continuer la découverte, les préludes pour piano Op. 23, dont celui en Ut dièse mineur sont à ne pas manquer. Il a même été repris dans plusieurs films, comme beaucoup de ses œuvres. Sa partition est assez compliquée puisqu’elle alterne entre deux mouvements lents et un mouvement presto au milieu en crescendo. La fin, assez lente, est un mic mac de doigts posés sur le clavier. Vous n’avez que dix doigts? Et bien tant pis, il faudra faire avec ! Vous les utiliserez tous en jouant cette partie. Même le compositeur lui-même n’avait pas assez de place sur deux portées et en a ajouté deux autres. C’est la seule fois où j’ai vu une pièce pour piano sur quatre portées…

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Ce compositeur est souvent apparenté à Prokofiev (1891-1953), on dit que l’un a copié sur l’autre et vice versa, à vos chaînes Hi-Fi…

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