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Le 4ème jour les Charrues ne se reposèrent pas

Posté par le 22 juillet 2010 | Pas de commentaire

Cet article est le n°5 sur 5 de la série Vieilles Charrues 2010

Il y eut un soir, il y eut un matin … mais toujours pas question pour les Charrues de se reposer !

épandage de copeaux

J’entame ma journée du dimanche un peu tôt …
Alors que les réglages de son et de lumières s’opèrent sur scène, que des copeaux de bois sont déversés aux endroits de passage encore humides : ce matin la Garenne est ouverte à partir de 11 h pour une petite sauterie organisée par une banque aux couleurs vertes qui fête ses 10 ans de partenariat avec le festival … notre bar à cidre est donc accessible pour l’occasion.
Bagués d’un bracelet vert, entre 4 et 5 000 invités débarquent dans l’espace restauration, au programme : photo de groupe, mini-concert … et open-bar + open-tartiflette/crêpes pour tout le monde !
L’ambiance est conviviale, nous pouvons discuter tranquillement et présenter le festival à des personnes qui n’y avaient jamais mis les pieds.

A 13h30 les festivaliers arrivent sur le site, mais la Garenne reste fermée pour eux jusqu’à 14h … à travers les grilles mises en place les regards se croisent : le festivalier qui attend avec impatience son 1er repas chaud du jour face à l’invité du Créd*t Agr*cole qui va enfin voir de près un festivalier fatigué de 3 jours de musique.

L'ombre : un bien rare

Le festival reprend donc ses droits à 14h …
il fait beau et chaud (comme dirait le contrepétriste belge) : pas un nuage dans le ciel, pas un brin de vent … les moindres coins d’ombres sont déjà squattés … les bars à eau ne tiendront pas la journée.

Je vais écouter Gush : pas mal du tout … de la pop légère, chantée en Anglais par des parisiens tous frères ou cousins … ça se laisse écouter tranquillement : ce dimanche commence bien.

Pony Pony Run Run (je plains les bègues) prend place sur la scène Kérouac : un trio Nantais «groupe révélation du public de l’année » aux Victoires de la musique 2010 … je vais voir ! Des garçons propres sur eux avec un son bien rock … c’est pas mal, mais je ne reste pas jusqu’au bout et vais me positionner pour Souchon.

La remarque du jour viens d’une fille à ma gauche :
« Souchon, il est tellement timide … j’espère qu’on ne va pas lui faire peur » !
Ha … le festivalier conscient de faire partie d’un groupe de 55 000 dont le potentiel anxiogène peut faire chuter l’artiste chouchou, espéré depuis des années sur le festival !
Justement, le voici qui apparaît … un peu vouté, il esquisse quelques pas de danses et ose nous affronter du regard : « Vous êtes vertigineux ! ».
Le spectacle qui commence un peu mollement (Dans un festival il faut capter rapidement le public), prend toutefois son envol avec des chansons comme « Le bagad de Lann Bihoué », « Somerset Maugham ».
Le concert se terminera par un karaoké géant : les écrans diffusant les paroles de  » Quand j’serai KO » ou » Foule sentimentale » : un beau moment que cette foule qui chante.

Son dernier titre « J’ai 10 ans », n’est « pas une chanson, mais un souvenir ». Souchon reviendra saluer le public qui l’acclame.

Comme il faut à un moment penser à se restaurer, et que je veux être bien placé pour le concert de -M- : je suivrai sur les écrans la prestation de « Julian Casablancas » … « Chanteur charismatique du groupe new-yorkais The Strokes », me dit le programme (?!! : faut que je révise mes classiques)

-M-, le voici ! Il a le droit à 1h30 … c’est peu par rapport à sa tournée actuelle, avec des concerts de 2h30 … il faut raccourcir, mais il connaît bien le fonctionnement d’un festival et embraye directement sur des titres qui bougent.

Il adore les Charrues dont il garde un souvenir énorme de son premier passage en 2000, ainsi avec ses musiciens « ils vont donner le meilleur d’eux-mêmes ».
Mais ils ont besoin que le public réponde présent : il se livre donc à des expériences : faire asseoir les 55 000 spectateurs, les faire pousser divers cris, etc … la foule aime ce genre de jeux !

-M- s’amuse donc et s’en donne à coeur joie dans ses nombreux solos de guitare, va fendre la foule tout en continuant à jouer sur le titre « ça sonne faux », alors que ses musiciens slament sur la foule …

« Je dis aime » « Le complexe du cornflakes » : la foule chante et s’éclate autant que les musiciens.

Pour terminer, comme à son habitude il fait monter des personnes sur scène, et offre à Peter-André, 10 ans la possibilité de tenir sa guitare alors qu’il joue …

Je suis totalement impartial (je sais), mais j’ai passé un excellent moment sur ce concert.

A suivre la prestation scénique d’Etienne de Crécy avec son « Beats N’Cubes ». Le DJ installé au milieu d’un cube géant lumineux fait bouger les festivaliers … musique, jeux de lumière, projections vidéos : impressionnant !

Je n’écouterai que quelques notes de Jamiroquaï … pour moi les Charrues 2010 se terminent : il est temps de reprendre la route. Je prends donc, ma place dans le flot de festivaliers qui sortent du site de Kerampuilh … petit coup d’oeil sur la prairie illuminée : la musique va y résonner jusqu’à 1h du matin.
L’an prochain, c’est certain, je me joindrai aux nombreux festivaliers, pour une 20ème édition que nous espérons aussi magique que celle-ci.

Retrouvez dans vos discothèques Arpège et Pontanézen : Gush Alain Souchon -M- Etienne de Crecy Jamiroquai

Note : Pour ceux qui viennent de lire mes précédents billets : les vidéos mises en ligne sur compte youtube du festival ont été supprimées … j’espère qu’elles reviendront bien vite !

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