Tuner de Brest

Le blog musical de la bibliothèque de Brest

Les tambours du Broons

BegonBlois

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Fidèles de la blogosphère des bibs à Brest… (et vous aussi le reste du monde !), Dimension Ados vous a initiés au Cup Song il y a quelques jours ! Ou comment des écoliers ont du fun à faire de la musique au collège… avec des gobelets percussifs ! Ca se passait à Blois.

 

JeanMonnetBroons

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Eh bien Tuner enfonce le clou ! Cette fois nous pouvons dire KER-COCORICO car les petits Bretons s’y mettent aussi ! Ca se passe au collège Jean Monnet à Broons : « Les 105 élèves du niveau 3ème et leur prof d’anglais ont tourné un clip vidéo nommé CUP SONG, dans lequel ils utilisent des gobelets plastiques en guise de percussions, jouent et chantent tous en même temps. Ce n’est pas la première vidéo de ce type, mais c’est de loin la plus aboutie, en terme de technique vocale, d’accent, de prises de vues et de rendu final » (texte repris du site last-video.com).

 

Avis aux amateurs !!! A qui le tour ?

Fabuleux ces bulots !

Cet article est le n°15 sur 15 de la série Live à Ponta

Affiche fabuleux bis

Comment ça ? Vous ne connaissez pas les Fabuleux Bulots ?

Lou, Joël, Gilbert et Thierry sont quatre musiciens du Relecq-Kerhuon super sympas qui jouent d’abord pour le plaisir, mais aussi pour faire partager leur poésie à travers des textes tantôt humoristiques, tantôt plus graves. Un répertoire en français sur des airs d’accordéon et de guitare, dans lequel on file à « la piscine » en chaussant son bonnet de bain, en se perdant un peu trop à l’ouest, à « Brest ». Une musique fluide, des textes comme on aimerait en entendre plus souvent dans la chanson française,  à la façon des chansonniers d’antan, une bonne humeur décapante. Tous les ingrédients étaient réunis ce 25 mai pour nous faire vivre un terrib’ dernier « Live à Ponta » de la saison 5.

Mon coup de cœur de ce live, « Brest », comme si vous y étiez !

http://www.dailymotion.com/video/x17w6vt

Soirée boucles

GKSamedi soir, c’était soirée boucles au Vauban… Pourquoi « boucles » ? Simplement parce que les deux artistes qui ont officié ce soir-là ont la même démarche, à savoir jouer seul avec un sampler, enregistrer des boucles en live au fur et à mesure pour construire un morceau.
Quand j’ai pris mes places, il y a 2 mois, il n’y avait qu’un artiste à l’affiche, Mesparrow.
Mesparrow (Marion Gaume), c’est cette jeune artiste tourangelle dont on commence à parler depuis la sortie de son premier album début 2013. Elle avait été découverte lors du printemps de Bourges 2011 et a adapté son disque à ses lives, contrairement à la marche à suivre habituelle.
Bien plus tard j’ai appris qu’il y aurait une première partie, et pas des moindres : Goulven Ka ! Mais si, Goulven Ka, le violoncelliste qui était passé aux « LIVE A PONTA » en 2012 et qui m’avait vraiment enchantée ! Bon OK, je vous explique !

Donc, Goulven Ka, en première partie de Mesparrow, seul sur scène avec son violoncelle. Comme d’habitude, il commence à jouer quelques notes, une bonne base sur laquelle il rajoute des lignes mélodiques, des percussions, tout ça avec un seul instrument. Puis il se met à chanter par-dessus… Que du bonheur ! Quelques petits mots à l’attention du public, tout ça avec humour, et les titres s’enchaînent, tous aussi envoûtants les uns que les autres.
Mais c’est qu’il a progressé le bonhomme depuis 2 ans ! Il mêle de plus en plus mélodies et hip hop, le flow est de plus en plus présent, on sent tout à fait les influences de musique du monde, et tout cela fait un mélange extra ! Il finit par lâcher le violoncelle pour « raper » sur scène, au plus grand plaisir du public ! D’habitude, je n’aime pas le rap, à quelques exceptions près, mais là, j’avoue que j’adore ! D’abord parce que ses textes sont poétiques, sensés et en français (le rap français de nos jours manque cruellement de bases grammaticales et de vocabulaire), ensuite parce qu’il vit ses chansons, il bouge avec la musique, partage tout, et franchement, c’est top !

En bonus, un extrait du concert :

http://www.dailymotion.com/video/x17kvh7

 

Donc, si vous le voyez passer près de chez vous, un conseil, annulez tout et allez le voir, ça vaut vraiment le détour !

MESUn petit break et c’est parti pour Mesparrow ! Seule aussi sur scène avec sa « boîte à boucles » ! Première notes, le public est déjà conquis ! Peut-être parce que voir un artiste tout seul est assez inhabituel, mais ce qui est sûr, c’est que tout le monde a écouté l’album avant de venir ! Mesparrow fonctionne cependant un peu différemment de Goulven Ka. Certaines boucles sont enregistrées à l’avance (question de rythmique), ainsi que les drums (impossible pour elle de tout refaire en live), mais la voix de la jeune femme est bien réelle. Il faut dire qu’elle dispose d’un timbre vraiment particulier et reconnaissable.
Pour prouver qu’elle sait chanter, elle nous livre une chanson a capella, sans artifice, nature, propre, excellent !
Et ça ne s’arrête pas là ! Le piano aussi sait lui obéir et l’on bénéficiera de deux titres piano/voix (dont une reprise personnalisée de « Stand by me »), superbes… Citez-moi des artistes français contemporains capables d’une telle audace ! Et ben y en a pas beaucoup ! Cela me fait penser à Camille, grande artiste, dans la façon de superposer les sons pour en faire un tout, avec certes un peu moins de maîtrise, mais les deux jeunes filles n’ont pas autant de carrière.
Puis, en plein milieu, nous voilà transportés en pleine nature, un soir de printemps, avec le bruit des feuilles, du vent, des oiseaux… Un petit intermède vocal haut en couleur et malgré ce mois de novembre rigoureux, on a l’impression qu’il fait beau et chaud !
Très bonne prestation donc, bon contact avec le public, à refaire sans problème !

Et pour retrouver les albums de Mesparrow en bibliothèque, c’est ici !

Samedi prochain, je retourne au Vauban voir Bjorn Berge, j’espère être aussi enchantée même si le style est littéralement différent !

Live à Ponta : Saison 6 !

Cet article est le n°14 sur 15 de la série Live à Ponta

Douglas Hinton AfficheBD

Allez, allez, on se bouge ! La série « Live à Ponta » reprend du service ! La médiathèque s’étant refait une beauté durant les 2 mois de fermeture, quoi de mieux pour réouvrir qu’un p’tit concert ?

Pour cette sixième édition qui débutera le 29 novembre, on change d’horaire ! Les concerts auront lieu le dernier vendredi du mois à 18h (au lieu du samedi 17h). Et c’est Douglas Hinton qui débutera cette saison.

Le «Bresto-écossais» Douglas Hinton est un musicien folk atypique, mais surtout un fan absolu de musique. Un univers à découvrir. L’accent de l’Écossais Douglas Hinton est à peine perceptible. Bon, il faut dire qu’il est Brestois depuis douze ans maintenant. Ça aide. En tout cas, quand il chante, il reprend sa langue d’origine. Et ça fait plaisir à nos oreilles.
 
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le 20 décembre  nous recevrons Mohawk. « Mohawk n’est pas né d’une idée, d’un projet réfléchi. Il est le fruit d’un désir, le fruit de passions, il est un propos, un discours. Entre exaltation et pudeur dévoilée, il arbore la verve des protest-singers, la poésie et l’indolence de la folk, la profondeur et l’émotion des musiques saturées, enragées. Mohawk s’inspire de la course du monde, aveugle et effrénée, dans des textes conscients, mais utopiques, tristes, mais sans desespoir, poétiques, mais aiguisés. Comme un filtre que le monde traverse pour se muer en arpèges plaintifs, en violons sensibles et lancinants, en une voix ou transpire l’espoir et la joie, en accords soudains et énergique, un regain de lucidité fugace. A la fois plénitude, a la fois tristesse et extase. »
 
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Puis, le 31 janvier ce sera au tour de Kittiwake : Lena Potin, Laurine Bassignani et Charlie Richardson Smith (âgés de 17 ans) sont tous trois élèves du conservatoire de Brest en plus de préparer un baccalauréat musique au lycée Fénelon. Issus d’univers musicaux variés (folk, classique, jazz, rock et pop), les trois musiciens ont choisi, fin avril 2013, le nom de Kittiwake, qui est le nom anglais de la mouette tridactyle, oiseau très répandu sur nos côtes (les trois doigts de la mouette faisant allusion aux trois membres du groupe). C’est aussi, en anglais, l’onomatopée du cri des mouettes.
 
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Voilà, que de la bonne zik, à vos agendas, on vous attend !!!

 

Jack Danielle et son herbe bleue

JDCountry music, blue grass, ces appellations m’évoquaient un fatras d’images… Santiag à talon biseauté battant le rythme sur plancher de bois,  Cowboy au Stetson rabaissé émergeant de la poussière, Square dance et…oui disons-le la musique de l’Amérique blanche et conservatrice par opposition au rythm’n'blues. Il était grand temps de dépoussiérer tout ça…!

Une petite mise en contexte?
Le bluegrass n’est qu’une des nombreuses branches de la country music  dont l’histoire commence  au sein des Appalaches,  chaîne montagneuse de l’ Est des USA (elle a donné naissance à plusieurs styles:  tels que le old time , le honky-tonk, le rockabilly, le Nashville sound…).  Au XVIIIème siècle, les premiers immigrants apportent dans leurs bagages, instruments et répertoire traditionnels:  violon irlandais,  dulcimer  (sorte de cithare d’origine allemande),  guitare espagnole, puis viendront la mandoline (d’origine Italienne) et le banjo, d’origine africaine.
Les années 1920 : c’est l’époque des premiers enregistrement de ce style musical qu’on appelle alors Hillbilly ou Old time. Un morceau de cette époque  « Man of Constant Sorrow »  (de Richard  Burnett), est repris entre autres dans le film « O Brother Where Art Thou ? » des Frères Cohen.

Savoureux n’est-il pas?
Pour situer le bluegrass dans le temps, on peut dire que ce style apparaît après la seconde guerre mondiale, soit environ150 ans après la naissance de la musique country. Crée par Bill Monroe, il  s’inspire aussi du traditionnel écossais et irlandais mais la contrebasse vient rejoindre les autres instruments à cordes. Solos instrumentaux et harmonies vocales se répondent et ça swingue un max !
 
Ce soir là au Keravilin (bar brestois), Le Jack Danielle’s String band n’est pas au complet, il manque les joueurs de contrebasse et  de banjo . Le trio est composé de Jack Titley (mandoline, chant), Danielle (guitare, chant), Nicola Hayes  (violon). Dès les premiers morceaux, les conversations s’effilochent et les oreilles frétillent de plaisir, les mélodies se déploient et chaque instrument a une vraie place, quittant momentanément le thème principal pour attaquer des solos endiablés. Aucune percussion, pas de batterie, toute la rythmique ( et il y a en a !) est dans le jeu des musiciens et les voix en harmonies de Jack et Danielle. On est à la fois dans un pub irlandais et au milieu des grands espaces américains. L’énergie que dégage le groupe (qui sera rejoint par des amis musiciens au  cours de la soirée pour notre plus grand plaisir) est contagieuse. La complicité entre les musiciens est manifeste, technicité et générosité. Une musique qui raconte une histoire, celle du départ, de la découverte du nouveau monde,  des liens entretenus avec les pays d’origines… et qui swingue un max!

Le groupe a composé la musique d’un court métrage de Jérome Bernard « Country Parasite »


Clip « COUNTRY PARASITE » du « Jack Danielle’s… par DUCK-FACTORY
Merci à l’association « Keruscun Sans Frontière » pourvoyeuse de précieux moments, pour ce détour par les herbes bleues du Kentucky.

 

Ecoutez un CD avec la violoniste Nicola Hayes, disponible à la Discothèque, Bibliothèque Neptune

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